1977, les riffs
saturés du Punk déferlent sur l’Angleterre, les
US, la France et l'Allemagne. L’album Two Sevens
Clash de CULTURE sort dans les bacs.
La plupart des groupes Punks se produisent au Roxy où
DON LETTS, le Selecter jamaïcain, officie.
Par manque de disques Punk à diffuser, c’est tout
naturellement que le vinyle craque au son du Reggae. Des liens se
créent. Déjà The
CLASH, sur son 1er single
White Riot, fait référence
aux émeutes du Carnaval de Notting Hill le 30 août 76,
émeutes auxquelles JOE STRUMMER se trouve
mêlé. Sur le 1er LP figure une reprise du fameux titre
Police & Thieves de JUNIOR
MURVIN. Plus tard suivront de nombreux enregistrements
à Kingston et une collaboration avec MIKEY
DREAD notamment. Toujours est-il que la machine est
lancée. Plus tard The STRANGLERS sortira
Peaches, le band irlandais STIFF
LITTLE FINGERS s’offrira une reprise de BOB
MARLEY, Johnny Was. NINA
HAGEN essaiera de départager tout le monde avec
African Reggae, mais c’est sans
compter sur The RUTS et le magnifique
Jah War.
Au printemps 78,
le festival Rock Against Racism organisé par
l’Anti-Nazi League, réuni sur la même
scène groupes Punk et Reggae. BOB MARLEY
sort Punky Reggae Party en collaboration
avec LEE PERRY (JOE
STRUMMER était le seul blanc en photo sur les murs
du Black Ark Studio de LEE PERRY).
En 1979, l’explosion du
revival Ska, menée par The SPECIALS,
The SELECTER, The BEAT et autre
MADNESS va celer l’union des blancs et des
noirs symbolisée par le damier.